Le parc de la paix Grand LIMPOPO, « quand le tourisme se met au service de la paix »

Le tourisme est l’un des éléments qui a favorisé l’amélioration diplomatique entre l’Afrique du Sud et le Mozambique deux pays longtemps accablés par des guerres civiles et de l’apartheid. Ce parc de la paix symbolise la paix, la réconciliation et la conservation de la nature.

Des éléphants dans la nature dans le parc transfrontalier Grand Limpopo. ©AP image

Etendue sur 35 000 km2 le parc transfrontalier du Grand Limpopo est l’un des premiers parcs de la paix créé en Afrique australe, il relie le parc national du Kruger en Afrique du Sud, le parc national du Limpopo au Mozambique  et celui de Gonarezhou au Zimbabwe. Ce parc abrite plus de 4000 espèces animales et plus de 2000 espèces végétales une réserve naturel plus grande que le pays de Galle au Royaume unis. 

Ce projet a vu le jour grâce à l’implication de Anthony Edward Rupert un écologiste, hommed’affaires sud-africain et ami proche de Nelson Mandela.  Il avait convaincu l’ancien président d’adhérer à ce projet des parcs de la paix  pour cicatriser l’Afrique de toutes les guerres civils et éviter des futurs conflits entre pays limitrophes. 

Il a fallu plus de 10 ans de négociation politique, de la stabilisation au Mozambique et l’abolition de l’apartheid pour que plusieurs barrières séparant l’Afrique du sud et le Mozambique soient enlevées. Ce rêve fou de Nelson Mandela a pu se réaliser en 2001, le révolutionnaire anti-apartheid ouvra la barrière qui séparé les deux pays pour donner naissance à un parc transfrontalier.

Pour Nelson Mandela il était important que les différents pays collaborent par-delà des frontières pour renforcer ce qui les unit et que les frontières deviennent sans importance.

Le parc de la paix Grand Limpopo fut créé pour renforcer les liens entre la communauté de ses deux pays qui avaient vécu pendant plusieurs décennies des guerres civils d’un côté et l’apartheid de l’autre. De 1976 à 1992 des rebelles sud-africains de l’apartheid et la Rhodésie (actuel Zimbabwe) ont combattus le gouvernement communiste du Mozambique, une lutte armée qui avait fait plus d’un million de morts et plusieurs déplacés, une blessure que le parc transfrontalier du Grand Limpopo a su guérir. 

Le parc de la paix du grand Limpopo est l’une de plus grandes réserves internationales d’animaux sauvages, ils contribuent aux développements économie de sespays transfrontalier grâce à l’écotourisme, cette écologie pousse les nations à coopérer et parfois à dépasser les anciens conflits mais aussi ce parc permet une meilleure circulation migratoire des animaux. Autres avantages, il améliore le développement des localités envoisinant le parc grâce au tourisme, plus d’un millions des touristes s’y rendent chaque année et cela génère de l’emploi et des recettes considérable etIl permet d’augmenter l’activité économique et ces sont des opportunités de développement pour les régions frontalières. 

Le parc abrite 35 milles km2  de savane peuplé des spécimens protégés, des brigades communes travaillent ensemble pour sécuriser le parc du braconnage de deux coté du pays et le poste frontalier se trouve à l’intérieur du parc, une simple formalité qui permet de passer du Mozambique en Afrique du Sud.

Un exemple que beaucoup des pays africains devraient adopter pour améliorer  les relations diplomatiques et le renforcement des liens entre communautés, a l’exemple de la République démocratique du Congo et le Rwanda deux pays frontaliers qui vivent depuis plus de 20 ans dans une méfiance et hostilité réciproque et plusieurs conflits par groupes armés interposés depuis le génocide Rwandais de 1994 qui engendra desconflits civil entre Rwanda et la RDC Zaïre à l’époque dans l’Est du pays avec la présence des groupes armées des forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). Aujourd’hui les deux présidents congolais et Rwandais Félix Tshisekedi et Paul Kagame ont déclaré vouloir oublier le passé et travailler ensemble pour mettre fin aux violences le long de leurs frontières commune, ils l’ont dit  au cours de l’Africa CEO Forum à Kigali le 25  mars 2020.

La création d’un parc de la paix qui abordera les trois pacs nationaux se trouvant au sein du massif des Virunga est un atout majeur, il existe déjà une collaboration sur la gestion des aires protégées transfrontalier entre ses Etats signé en 2006 ainsi qu’un accord sur la conservation des gorilles et de leurs habitats de la convention sur les espèces migratricessigné en 2008 et révisé en 2019 par la RDC, le Rwanda et l’Ouganda.

Le parc national des Virunga en RDC avec 7800 km2 de superficie, le parc des gorilles Mgahinga enl’Ouganda avec une superficie 330 km2 ainsi que le parc national des volcans du Rwanda avec ses 13 000 hectares étendu sur 160 km2 de superficie pourra améliorer la situation sécuritaire dans ses frontières et rétablir la paix dans cette partie du pays, renforcé les liens entre les communautés de ses pays voisins ainsi améliorés la situation économique et social des habitants des villages environnantes, donner de l’emploi et augmenter les recettes des pays transfrontaliers grâce a l’écotourisme. 

Dans un monde assiégé par les conflits et la division, Les parcs de paix sont des lieux destinés à la protection de l’environnement, mais aussi c’est une clé qui garantir la paix et permet de  maintenir la coopération des frontières.

Plus de 227 zones frontalière dans le monde pourront devenir des parcs de la paix, 60 ont déjà été réalisé, 5 en Amérique, 2 en Asie, 4 en Europe et le reste concerne l’Afrique. 

Winny Bakajika

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