
« Rien ne dĂ©veloppe l’intelligence comme les voyages »
â Emilie Zola.
Ma passion pour les voyages remonte Ă ma tendre enfance. Depuis toute petite je me suis Ă©prise de cette envie de mâĂ©vader et dâaller Ă la dĂ©couverte. La premiĂšre fois que cette occasion sâest prĂ©sentĂ©e, jâavais 22 ans. Et cela nâa pas Ă©tĂ© aussi simple que je le pensais. Chez moi au Congo, au fil du temps, plusieurs facteurs socio-Ă©conomiques ont fait que les congolais nâaient pas lâhabitude de se dĂ©placer dans les diffĂ©rents coins du pays. Je devais quitter la ville oĂč jâavais toujours vĂ©cu pour une autre, lĂ oĂč je ne connaissais personne. La peur de lâinconnu mâenvahit pendant un moment et celle-ci me rendit inquiĂšte au point de mâinterroger sur diverses questions. Mais je me suis dit que je devais la surmonter car lâoccasion se prĂ©sentait pour moi de vivre ce dont jâavais toujours rĂȘvĂ© et que la seule façon pour moi de savoir comment ça se passerait, Ă©tait de me lancer.
Voyager seul, demande plus des moyens et une bonne organisation,question dâamoindrir les risques auxquels on peut ĂȘtre confrontĂ©. Les imprĂ©vus ne manquent jamais mais lorsquâen amont, on est bien prĂ©parĂ©, il va de soi quâen avale, on arrive Ă bien gĂ©rer un Ă©vĂ©nement non prĂ©vu. Ces genres de situation nous grandissent et nous responsabilisent dâautant plus quâavant, dans notre vie en famille certaine dĂ©cision nâĂ©tait pas prise par nous. En Ă©tant seul, loin de chez moi, jâai Ă©tĂ© confrontĂ© aux difficultĂ©s rencontrĂ©es mais je mâen suis tirĂ© dignement et cela mâa permis de me dĂ©couvrir. Oh, que oui, les voyages nous murissent. Et ça personne ne mâen dira le contraire !
Mon premier voyage en 2010 fut un vrai dĂ©clic. Je ne pouvais plus mâarrĂȘter, Ă chaque fois quâune occasion se prĂ©sentait, je prenais quelques jours ou semaines pour me dĂ©placer Ă travers le pays. CâĂ©tait une vraie occasion pour moi de sortir du carcan quotidien. Cela me permettait de vivre ma vie de la maniĂšre voulue et de me cultiver en mĂȘme temps, vu que dans mon mĂ©tier de journaliste les voyages jouent un rĂŽle hyper important en matiĂšre de culture gĂ©nĂ©rale. Et câest aussi grĂące Ă lui que jâai pu effectuer nombreux dĂ©placement en RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo vu que je faisais souvent partie des dĂ©lĂ©gations destinĂ©es Ă effectuer des missions. Les voyages Ă©taient tout frais payer⊠La chance !
Puis un jour, jâai dĂ©cidĂ© de sortir de mon pays. Je suis allĂ©e en Afrique du Sud en novembre 2018, câĂ©tait pendant lâĂ©tĂ©. Le temps idĂ©al pour visiter le pays, donc je suis allĂ©e Ă Cap Town, Johannesburg et Pretoria. Ce fut une merveilleuse expĂ©rience bien que mon plus grand souci fĂ»t la barriĂšre de la langue. Mais les petites notions dâanglais que jâavais mâont Ă©tĂ© grandement utiles.
Tel quâĂ©voquer dans le premier paragraphe, suite Ă diffĂšrent facteurs socio-Ă©conomiques voir mĂȘme culturels, les congolais ne voyagent pas souvent. Que ce soit Ă lâintĂ©rieur du pays comme Ă lâĂ©tranger. Et sur ce, une vraie crainte de lâinconnu rĂšgne en eux. Et lorsque qui plus est une jeune fille voyage toute seule nombreuse questions se posent : « Tu pars seule ? Tu nâas pas peur de ce qui pourrait tâarriver ? » ou encore « câest dangereux, tu risques de te faire attaquer ». Mais voyons, le danger sĂ©vit partout. Mais lorsquâon dĂ©cide de se rendre dans un endroit que lâon ne connait pas, il est naturel de sâen informer au prĂ©alable. Cela vous permettra de mieux prĂ©parer votre dĂ©placement, car ne dit-on pas « Qui veut aller loin mĂ©nage sa monture » ?
Je ne dis point quâon doit faire fit du danger mais plutĂŽt recueillir un maximum dâinformations (sĂ©curitĂ©, logement, transport, alimentation âŠ) du lieu oĂč lâon dĂ©sire se rendre, et non ĂȘtre dĂ©couragĂ© par les simples craintes de certains ou par les mauvaises expĂ©riences des autres. Car on peut ne pas voyager mais ĂȘtre fortement exposĂ© au danger. Ce nâest pas en se rendant ailleurs quâon le sera forcĂ©ment.
Chers amis, la vie est une belle aventure qui demande de lâaudace pour quâelle soit vĂ©cue comme vous le souhaitez. Et si ça doit passer par un voyage, nâhĂ©siter pas. Comme lâa dit le poĂšte Gustave Nadaud : « Rester câest exister mais voyager câest vivre ». Alors plutĂŽt que dâexister tout simplement,lorsque nous en sommes capables, vivons. Un voyage peut-ĂȘtre lâexpĂ©rience la plus effrayante mais aussi la plus libĂ©ratrice. Il vous permet de vous perdre et de vous retrouver en mĂȘme temps. Une vraie aventure dans tout son sens. Alors nâhĂ©sitez pas lancez-vous.


Winny Bakajika
Belles images. Nous en demandons plus pour dĂ©couvrir la beautĂ© des diffĂ©rents site visitĂ©s đ
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